Non, non il n’y a pas trop de chlore Flash dans la piscine…

Ah celle-là il fallait la faire… Et surtout ce n’est vraiment pas la bonne image !

Le chlore flash ralenti l’effet de l’acidité de l’eau alors que la technologie Flash dans les systèmes de stockage accélère les performances.

 

Redevenons sérieux quelques instants, quoique

Flash Pool permet de combiner les disques Flash SSD et les disques durs traditionnels. Cette fonctionnalité ne nécessite pas de licence.

 

Lorsque les technologies SSD et HDD sont associées dans un même agrégat, le système de stockage NetApp tire parti des avantages de la latence et du débit du SSD tout en conservant la capacité de stockage de masse du disque dur qui peut être de type capacitif et moins performant.

 

Un Flash Pool est soit l’association de disques SSD et SAS ou bien de disques SSD et SATA.

Il s’agit de construire un RAID fait de disques SSD, et de « l’injecter » dans un agrégat standard. L'addition de SSD fournit un espace bénéficiant d’une grande performance avec une très faible latence, sous la forme d’un cache pour les lectures et écritures aléatoires.

La volumétrie SSD n’apparaît pas dans la volumétrie accessible par l’utilisateur ou les serveurs, c’est à dire que la taille visible de l’agrégat n’augmente pas. C’est réellement un cache.

 

Mise en Cache, pas Migration de données

Flash Pool utilise une approche intelligente de mise en cache fonctionnant en temps réel. La mécanique d’analyse du profil des données est couplée au mode de fonctionnement de Data ONTAP dans sa gestion des modifications. L’administrateur n’a pas besoin de mettre en place des politiques complexes pour définir le déclenchement des mouvements de données entre les différentes classes, car il n’y en a pas.

Il est impossible de prévoir à l’avance les pics de charges, et il n’est pas non plus possible d’attendre la fin de la recopie pour avoir une amélioration des performances. Flash Pool réagit à ces changements en temps réel, plutôt que d’attendre la prochaine plage de mouvement de données, comme c’est souvent le cas avec d’autres solutions de tiering automatique.

 

Quelques principes de fonctionnement

Si le coût des disques SSD était bon marché, la technologie Flash Pool ne serait pas nécessaire. Ils remplaceraient les disques traditionnels dans la plupart des environnements. Dans les faits, la technologie SSD est toujours beaucoup plus coûteuse au Giga octet qu’un disque dur traditionnel. Partant de ce constat, il est important de choisir avec attention quelles données doivent être mises sur un cache SSD et quelles données doivent être éjectées afin de libérer de la place pour d’autres données.

 

Flash Pool conserve une trace de l’activité de mise en cache des lectures et l’éviction est basée sur la réutilisation d’un bloc et sa température (fréquence d’utilisation). De cette manière, un bloc fréquemment accédé  (dit « chaud ») est conservé dans le Flash Pool, tandis qu’un bloc moins utilisés (dit « froid ») est sélectionné pour être éjecté.

 

 

De la même façon que la mise en cache des lectures est modélisée pour les accès aléatoires depuis les disques durs et remplacée par des lectures depuis les disques SSD, la mise en cache des écritures est modélisée pour remplacer, le plus souvent possible, des écritures aléatoires sur des disques durs par des écritures sur des SSD.

Flash Pool cible spécifiquement des réécritures aléatoires, car elles sont plus petites et génératrice d’un grand nombre d’IOPS.

 

Les données d’écriture mises en cache dans un Flash Pool, ne résident, à la différence des données en lecture, que sur des disques SSD. En utilisant la technologie SSD pour les données réécrites, le système de stockage peut libérer les disques durs pour d’autres tâches, réduire le nombre de HDD nécessaire pour fournir la performance requise et éventuellement améliorer les temps de réponse de certains traitements.

 

Comme pour les lectures, les opérations de réécritures dans le cache sont insérées dans la partie SSD du Flash Pool avec une notion de température (neutre à la première insertion). À la différence des lectures, la température d’un bloc ne peut changer que lors de l’exécution du processus d’éviction du cache et à cet instant le niveau de température du bloc sera descendu d’un niveau. Si le bloc n’est pas réécrit entre deux processus d’éviction successifs, il est éjecté. Par contre s’il est réécrit, sa température repasse à neutre. De cette manière, les écritures dites « chaudes » sont constamment réajustées à un niveau de température supérieur pendant que les bocs dits « froids » sont éjectés du cache. Quand un bloc est éjecté du cache SSD, il est intégré à un Consistency Point (Processus d’écriture sur disque de Data ONTAP) et sera écrit sur disque dur.

 

 

Les bénéfices d’utilisation de Flash Pool pour la mise en cache de réécriture sont les suivants :

  • Diminuer le nombre de disques durs pour satisfaire la performance
  • Obtenir plus d’un disque dur. Il « absorbe » des I/Os pénalisantes qui devraient être exécutés par des disques durs, afin que ceux-ci soient disponibles pour plus de lectures/écritures. Ceci se traduit en valeur comptable :
    • Utilisation de disques capacitifs en lieu et place de disques performants (SATA vs SAS)
    • Réduction du nombre de disques nécessaires pour satisfaire la performance.
    • Fourniture d’un cache en lecture pré-rempli. La donnée écriture dans le cache de Flash Pool est également disponible pour les lectures, réduisant du même coup le nombre d’I/Os disques.

 

L’efficacité du stockage est préservée

Les fonctionnalités d’efficacité du stockage intégrées à Data ONTAP tels que la déduplication, le thin provisioning, les clones fins, sont maintenues dans un Flash Pool. Les données y résidant étant de même nature (blocs de 4Ko) que sur les disques durs de l’agrégat.

La compression étant maintenue sur disque de manière différente, des données compressées ne pourront pas être mises le cache d’un Flash Pool. Des données non compressées présente dans un volume dont la compression est activée pourront quant à elle être mise en cache. Seules les données compressées ne sont pas éligibles à la mise en cache d’un Flash Pool.

 

Alors, elle est bien ma piscine ? Construisez la vôtre !

 

Pour les FAS Bl@ggers, JFM & JMM (l’Expert)