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Récupérer l’espace inutilisé : Partie 1

Le thin provisioning (provisionnement fin) est une fonctionnalité vraiment à la mode. Non pas qu’elle soit nouvelle (NetApp l’a intégrée depuis 2004 dans son offre. Nous traitions déjà le sujet ici), mais la pression sur les coûts des SI conjuguée à la croissance toujours grandissante des données impose désormais de l’utiliser. Quand-t-on compare les offres du marché, là aussi, sur le papier tous les constructeurs font la même chose, mais regardons ça d’un peu plus prés.

 

L’un des véritables défis du thin provisioning est de combattre le comportement suivant :

% d'utilisation de la LUN au cours du temps, vue de la baie de stockage

En effet, sur un disque en « thin provisioning »,  si on ajoute un fichier » puis qu’on l’efface, les blocs ne sont pas libérés dans la baie de stockage. Finalement, l’utilisation du disque tend vers 100%... sans même que le disque ne comporte un grand nombre de données. La solution à ce problème s’appelle le « Hole Punching »  ou « Thin Reclamation », In-line ou Post-Process.

 

La fonction Post-Process est intégrée à SnapDrive (vous savez, l’agent qui permet de prendre des SnapShots NetApp consistants en SAN et de provisionner du stockage d’un clic de souris) sous le nom de « Space Reclaimer »

 

Faisons un petit test : nous provisionnons une LUN de 50Go, formatée NTFS sur laquelle nous copions 29Go de fichiers. Nous utilisons bien 29Go sur la baie de stockage (et pas un de plus ! ). Ensuite nous effaçons ces fichiers, nous vidons la corbeille , et là… nous utilisons toujours ces 29Go !

Lançons avec SnapDrive, le « Space Reclaimer ». SnapDrive vérifie tout d’abord si son exécution est nécessaire.

Puis nous confirmons son exécution…

Et voilà, en 10 minutes nous avons tout récupérer, la LUN ne consomme plus rien.

Certains d’entre vous me poseront alors certainement la question de l’impact CPU et disque induit par cette opération. Il est clair qu’il est préférable de lancer ces processus en périodes plutôt creuses (SnapDrive intègre un ordonnanceur) mais l’impact n’est pas démesuré non plus  : voici une mesure CPU serveur (sur un très très vieux serveur X86 32bits)

et l’activité sur la LUN

Alors, pensez-y, tout ceux qui font du thin provisioning en SAN peuvent certainement gagner de l’espace et nous acheter encore moins de disques . Nous verrons bientôt comment l’utiliser avec d’autres OS et que finalement, le thin provisoning, bien utilisé, n’est pas dangereux.

 

 

Pour les FASBl@ggers, MRO

Comments
NetApp Employee on ‎2012-03-14 04:27 PM

Super post! En plus Thin Provisionning chez NetApp, c'est une license comprise de base avec toutes les platformes !!! alors pourquoi se priver !!

on ‎2012-06-13 10:27 AM

Mais à quoi bon récupérer de la place qui est prise "physiquement" mais qui du point de vue fonctionnel est tout à fait disponible ? Une fois les 29 Go supprimés rien n'empêche de poser 50 Go sur le stockage sans le moindre problème.

NetApp Employee on ‎2012-06-14 04:49 AM

Merci de nous lire. L'intérêt de récupérer de la place est de profiter pleinement du thin provisioning et de libérer de l'espace dans la baie de stockage. Dans l'exemple, il s'agit d'utiliser 29Go et non pas 50Go. Bien sûr, si vous supprimez des blocs et que vous en écrivez de nouveaux en lieu et place des anciens (mais comment en être sûr ?), alors il est inutile de préalablement récupérer "la place prise physiquement".

Mathias